Cillia Darmizin, plasticienne

Cillia Darmizin, plasticienne

       

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A window onto the world… Different territories show their identity, reveal themselves and question the viewer who immerses himself in them. Any resulting voyages and meetings allow for growth and learning, multidisciplinary discoveries and the possibility for change within each human community. Fleeting connections, unusual places, corners, positions, points in space, we are all the living, moving structure of a perpetually moving collective history.

The purpose of this undertaking, of creating, comes from the desire for change on a relatively continual basis.

 

 

Ouvertures sur les mondes…Les territoires montrent, révèlent, interrogent celui qui les observe et s’immerge dedans. Les déplacements ainsi occasionnés et les rencontres qui en résultent sont des lieus d’apprentissages, de découvertes pluridisciplinaires, de possibles changements internes au sein de chaque communauté humaine…Liens éphémères, contrées insolites, coins, positions, points dans l’espace, nous sommes les structures mouvantes d’une histoire collective qui sans cesse se déplace.

 L’objet de cette démarche, celle de « créer », relève d’un désir de changement selon un courant relativement continu.

 

 

 

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From photomontages, a mixture of collages* to telephones that don’t phone, absurd doors without door handles to the most stylish and complex art installations, the idea is not to define a lasting style. It is more to explore, through our own travels and exchanges in places**, the possibility of change and enrichment through contact with others and the shift in meaning that is made possible through visual arts creation. Unanswerable questions? Incomplete objectives? The ground is changing and I am following suit.

 

 

Des photomontages, collages composites* aux téléphones aphones, des portes absurdes, sans poignées aux installations plus habillées, complexes et synthétiques, l’idée n’est pas de définir un style qui deviendrait empreinte mais bien d’explorer, par le biais de nos propres déplacements et nos échanges dans de nouveaux espaces**, les possibilités de changements et d’enrichissements au contact des autres, de glissements aussi qu’offrent les champs de la création dans le domaine des arts plastiques. Remise en question partielle ? Objectif insuffisant insatisfait ? Le sol bouge et je suis son mouvement.

 

 

If we forget about style and prints, here repetition is sometimes hiding what is essential, what gives us access to a bigger part of work, a community where complementary natures slowly emerge. There is nothing more complex than trying to figure out the pathways and connections in the human brain, which amongst all the accessible parts remain the longest to follow and explore. What is so breathtaking about this scenery and these inside reliefs that make up the central point is their link with the infinite. Territories with minimal surface but unsuspectingly deep by the possibilities they OFFER, ideas are like little independent nomadic islands which make up the basis of a Terra incognita, the one which lives in each of us and which we have yet to explore.

 

    

Oublions le style et la marque, ici la répétition masque parfois l’essentiel, or celui-ci offre une plus grande part au contenu de l’œuvre, qui est une suite d’œuvres où les complémentarités, progressivement, émergent…

Rien de plus complexe que de tenter d’expliquer les cheminements et connexions de notre cerveau qui parmi tous les territoires accessibles, reste le plus long à arpenter, à explorer… Ce qu’il y a de vertigineux, derrière ces paysages et reliefs internes qui forment un centre, c’est le lien qu’ils offrent avec l’infini. Territoires minimalistes en surface, étrangement profonds par le champ des possibilités qu’ils SONT, les idées sont comme de petites îles indépendantes et nomades qui fondent les sédiments d’une Terra incognita, celle qui vit en chacun de nous et qui nous reste à explorer.

 

 

Translated from the french by Gillian Carpenter 


 

*See “book-index”, a series of photomontages, where each painting is the page of an unfinished book made of plastic. The “book-index” is a continually evolving work as it is unfinished, undefined.

 **The notion of place can be a very wide and subjective: a book is a place which develops and provokes mental images in our minds, something which refers to concepts that are a bridge between the individual and the collective, both of which are places of virtual representation.

 

 

* Voir le livre-index, série de photomontages où chaque tableau est la page d’un  livre infini sous sa forme  plastique. Le   livre-index est une œuvre évolutive puisqu’inachevée, indéfinie.   

 ** La notion d’espace peut être très large, subjective : un livre est un espace qui développe et provoque des images mentales, renvoie à des concepts qui sont autant de ponts jetés entre l’individu et le collectif, eux- même espaces, représentation virtuelle.